Alexandrine Agostini est une actrice vivant à Montréal.
Elle n’est jamais où on l’attend.
Sa signature :
une série de compositions très diversifiées où elle se fait remarquer
dans une centaine d’œuvres au petit et grand écran, ainsi que sur scène.
Curieusement,
davantage que dans le jeu,
ses expériences en dramaturgie et en scénarisation,
en mise en scène et direction d’acteur
lui offrent des occasions d’aborder l’intimité.
Depuis plus de trente ans, elle lit publiquement l’œuvre de Suzanne Jacob
-parfois de Christian Bobin – avec son concept des lectures confidences.
Lakay Nou
Les Mecs
Sans rendez-vous
La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé

Sous la direction de:
Xavier Dolan, Mathieu Cyr, Alexandre Pelletier, André Forcier, Ximena Ferrer, Isabelle Leblanc, Mariloup Wolfe, Ricardo Trogi, Pierre Théorêt, Nathalie Saint-Pierre, Hervé Baillargeon, Caraz, Claude Poissant, Denise Filiatrault, Bernard Émond, Janette Bertrand, François Gingras, Pierre Falardeau, etc
Dans des textes de
Isabelle Langlois, Nadine Walsh, Étienne Lepage, Richard Blaimert, François Avard & Jean-François Mercier, François Camirand & Louis Saïa, Danielle Palardy Roger, Serge Boucher, Sylvie Laliberté, Marie Laberge, Évelyne de la Chenelière, Anne Dandurand, Jean-Paul Le Bourhis, Julie Vincent, Shakespeare, etc

Je suis une actrice qui s’est mise à écrire.
Avec ou sans musique, au stylo, crayon, clavier
-si l’on croit que les moments où les doigts enserrent les cylindres d’encre, de plomb, pianotent au laptop, exécutent l’acte d’écrire.
En fait, ces périodes représentent à peine une saison de ce temps.
J’écris assise, debout, accroupie, allongée, de jour, de nuit, hésitante, transportée, fiévreuse, mais l’enjeu réel: pourquoi la prise d’otage de l’esprit, du cerveau, des nerfs et du sang…?
Quoi? qui pousse? et tire et agrippe?
Mon métier m’assouvit alors pourquoi faire surgir, apparaitre du néant, je ne sais pas.
Somnambulisme obsessif, vacarme tacite, si étranger à l’état d’actrice, je ne sais pas.
Réduite et butée à ces mots : je ne sais pas.
La stupéfaction d’être vivante et vivre avec un corps…
La densité d’être à l’intérieur d’une matière de chair, vibration des os,
pulsations et pulsions du sang… sensation inouïe dans laquelle s’ancre
l’expérience de l’amour… ça devrait être amplement suffisant, débordant,
pour remplir une vie, non?
Dans cet avenir qui me fait signe, à suivre…
Alexandrine Agostini


