Jacobienne

« Deux fois lauréate du Prix du Gouverneur  général et de plusieurs autres prestigieux honneurs,
Suzanne Jacob reste encore, inexplicablement, une auteure trop peu connue.

Elle est pourtant l’une des plus grandes, vivantes.
Si inspirante que je présente des  lectures publiques d’extraits de son œuvre,
pour l’instant au Québec,
depuis plus de vingt-cinq ans. »

Depuis novembre 2021, paru aux éditions remue-ménage
le collectif La pensée comme espèce menacée, l’œuvre de Suzanne Jacob. »


« Même avec une publicité qui se limite à une liste de courriels et au bouche à oreille, chaque événement a attiré assez d’adeptes (dont Suzanne Jacob elle-même) et a suscité suffisamment de critiques élogieuses pour poursuivre ce concept inusité de littérature confidence.
Après avoir assisté à une de ces lectures, la directrice du Département français de l’Université d’Ottawa

m’a immédiatement invitée à performer dans un séminaire de doctorat qui portait sur l’auteure.
De plus, Mme Jacob, elle-même séduite par la formule, s’est jointe à moi pour une lecture

à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal à Montréal.
Je crois profondément que la résonance de cette œuvre doit se poursuivre

dans différents lieux à travers la francophonie.
Pour transmettre la voix de Suzanne Jacob :
« voyager léger », surtout préserver l’intimité, l’esprit du boudoir…

une table, quelques livres, une lampe, une heure devant nous.
Vous visiterez les détours d’une réflexion libre.
Suzanne Jacob a le don de nous faire réfléchir sur l’idée que notre liberté

n’est jamais acquise une fois pour toute.
Qu’elle n’existe que dans l’exercice permanent de la pensée. »

Merci encore pour ces mots de dimanche, je suis portée encore par eux aujourd’hui, depuis ces trois jours, ils me bercent ma douleur, la dissipe et laisse le rire, le désir, la beauté prendre la place.
– M. Cornellier

Sa façon d’aborder les textes choisis soigneusement, nous oblige à revenir à nous-mêmes, à nous poser une question, notre question, à nous positionner… à notre « insu ». J’ai laissé mon crayon et déposé mes feuilles pour écouter. Pas un mot de trop, pas un applaudissement entre les textes, chacun simplement présent au moment d’exception. Entière et syntone, elle a conquis le public. Une femme qui nous entraine dans l’univers d’une autre en toute simplicité, dans un décor chaleureux, sans flafla de la rue Fabre, un petit resto, Le Sain Bol , un mardi soir qu’on croyait comme les autres.
– N. Turgeon Radio centre-ville, Montréal

Photographe: France Gaudreault

Courte biographie

Suzanne Jacob, née à Amos en Abitibi, est romancière, chroniqueure, essayiste et poète.
Auteure d’une vingtaine de livres, elle a reçu le prix Athanase-David pour l’ensemble de son œuvre en 2008, le prix de la revue Études françaises pour son essai La Bulle d’encre en 1997 et le prix du Gouverneur général à deux reprises, en 1983 pour son roman Laura Laur et en 1998 pour son livre de poésie La Part de feu. Mentionnons parmi ses autres œuvres, L’obéissance (Seuil, 1998), Parlez-moi d’amour (Boréal, 1998), Rouge, mère et fils (Seuil, 2001), Fugueuses (Boréal, 2005), Un dé en bois de chêne (Boréal, 2010)
et Feu le Soleil (Boréal, 2019). Elle est membre de l’Académie des lettres du Québec.

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